En 1997 Vincent ROCA travaille comme responsable de rayon dans un magasin de sport. Régulièrement ses collègues et lui même doivent faire face à des personnes
qui « empruntent » le matériel proposé à la vente.
S’y opposant ils essuient crachats, insultes, menaces, et tentatives d’intimidation. Parfois même des coups donnés « sans compter » par des personnes ne faisant pas
partie de la liste des clients !
Il décide de mettre en place un dispositif anti démarque, incluant la refonte complète du magasin (éclairages, implantations merchandising, planification, traçabilité
produits, ainsi que la sensibilisation de ses collègues aux postures à adopter individuellement et/ou collectivement pour assurer la sécurité des vendeurs et diminuer les
actes de malveillance.
Dans ce cadre il participe à des formations de communication, management, et effectue des recherches sur des moyens permettant de contrôler, canaliser, immobiliser
un individu. Après deux années, il décide de créer son concept qu’il appelle Rapide Défense.
Assez vite le concept dépasse le cercle du magasin et intéresse essentiellement les professionnels de l’urgence.
En 2000 la première association est crée à Nancy pour promouvoir le Rapide Défense. Cette association a pour objet de dispenser des cours de self défense à Nancy
pour des professionnels et des civils.
Des spécialistes de la self défense y interviennent régulièrement. Parmi ceux-ci Franck ROPERS et Robert PATUREL participeront à la reconnaissance du concept
Rapide Défense de part leur notoriété et le regard élogieux qu’ils portent sur celui-ci.
Vincent ROCA rencontre Rodolphe JUNG et Richard BOUVOT qui s’associeront à sa recherche très rapidement. Foued HAMISSI les rejoint en 2005.
En avril 2000 Franck Ropers invite Vincent ROCA à Paris à la Halle Carpentier pour qu'il présente le Rapide Défense. Les meilleurs représentants de la self défense se
déplacent pour assister à la présentation...
C'est le début d'une belle histoire qui est avant tout une histoire d'Hommes.
La franche camaraderie, et "le partage du pain (étymologie de copains)" sont des valeurs fortes qui font fondation dans le développement de la discipline.
CAHIER DES CHARGES
Etre simple à comprendre, simple à apprendre et simple à reproduire : Le cœur du concept doit fonctionner intégralement en quelques mois. Il pourra être affiné ensuite.
Cela suppose qu’il s’appuie uniquement sur les basiques, tout en n’excluant pas d’inclure des éléments techniques plus approfondis par la suite.
Etre construit sur les fondations biomécaniques de la motricité grossière : Le délabrement des capacités intellectuelles, perceptives et motrices sous l’effet du stress est
parfaitement démontré. Ce qui veut dire que toute technique reposant sur des mouvements complexes risque d’être réduite à néant en terme d 'efficacité.
Avoir un coût d’entretien minimum : pour être adapté et transposable, le concept doit demander relativement peu d’entraînement pour rester opérationnel. Plus les
techniques sont simples et plus elles sont rapides à intégrer. Peu de gens aujourd’hui ont des ressources importantes en temps, énergie, en argent pour se consacrer
une décennie à l’étude du combat.
Fonctionner contre une résistance inverse forte : La technique doit fonctionner sans dépendre de facteurs facilitants à sa bonne réalisation.
Si la technique fonctionne laborieusement à la salle avec un partenaire consentant, qu’en sera t ‘il dans une situation d’agression réelle ?
Etre polyvalent : Armer le pratiquant d’un nombre minimum de gestes de combat généralistes, et potentiellement exploitables, dans un nombre élevé de situations, de
distances et d’angles d’attaques.
Le mouvement fonctionnel est celui qui peut se décliner dans des dizaines de variantes de combat, permettant au pratiquant d’avoir un très fort rendement
combativité/entraînement.
Reposer sur des déplacements simples : Investir dans une garde solide qui permet de rester mobilisé face à une charge importante qui facilite la riposte et la fuite.
Etre réaliste et restituable : pour pouvoir être restituable elle doit être adaptée à l’environnement dans lequel le pratiquant évolue et est amené à l’employer.
(Ce cahier des charges est élaboré dans sa quasi totalité d’après la source neurocombat)
HISTORIQUE
1999 Création du Rapide Défense par Vincent ROCA
2000 Création d’une association ayant pour objet le développement du concept
2000 – 2003 Formation de quatre polices municipales au maniement du Tonfa
2001 Création du STAFF Rapide Défense avec Rodolphe Jung et Richard Bouvot
2001 Formation à la BAC Seine Saint Denis
2003 - 2011 Formation pour le GIPN 67
2004 Création des modules spécifiques
2005 Intégration de Foued Hamissi dans le STAFF
2005 - 2007 Formation des groupes d’intervention AIG en Lituanie
2005 - 2007 Formation du Service Intervention Prévention de la CONNEX Nancy (tram et bus)
2005 - 2006 Formation au sein de l’ADAC sur les armes blanches
2007 Formation de 80 moniteurs APP à l’école nationale de police de Roubaix
2007 - 2011 Rassemblement annuel des copains
2008 - 2011 Déploiement des sessions instructeurs annuelles
2010 Formation au groupe d'intervention DARD (Suisse)
1999 – 2011
- Animation de 83 séminaires Rapide Défense
- 180 000 visites sur notre site web
- Plus de 200 ceintures noires ont participé à nos stages.
- 11 actes de formation et sensibilisation dans des groupes d’intervention
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